Amon Amarth – Twilight of the Thunder God

Posted: 23rd novembre 2014 by admin in chroniques albums

Amon Amarth nous pond ses albums avec la régularité que mettaient leur ancêtres à venir ravager nos côtes il y a mille ans. Sauf que cette fois, on va pas se plaindre . Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos suédois ont trouvé une recette efficace et qu’ils ne semblent pas près de la lâcher.
Voilà le principal défaut de ce disque : il ressemble comme un frère à son prédécesseur With Oden On Our Side, la tendance death mélodique étant encore plus accentuée. Pour l’originalité, on repassera donc mais pour l’efficacité, le sens de la mélodie, le talent pour créer des morceaux qui provoqueront de furieux mouvements de nuques et d’élancements capillaires chez l’auditeur….préparez-vous à passer le balai pour ramasser les pellicules.
C’est bien simple, quasiment tous les morceaux pourraient être des singles.
Amon Amarth, c’est cela, de la musique qui sent des dessous de bras, qui donne envie de jumper et de se secouer en tout sens tout en éclusant sa bière dans un verre en corne d’auroch, de la musique façile d’accès (malgré sa violence) mais qui remplit à merveille sa mission : vous défouler et vous mettre une patate de tout les dieux. Mention toute spéciale au morceau d’ouverture, l’éponyme Twilight Of The Thunder God, ainsi qu’aux tubesques Tattered Banners and Bloody Flags et Guardians of Asgaard. Nul doute que tout va donner de sacrés hymnes de batailles entonnés par la foule lors des lives déjà bien animés du groupe.
Pour le message humanitaro-spirituello-ce que vous voulez, passez votre chemin. Ici, c’est champs de bataille, amitiés viriles, honneurs et sacrifice, gloire, mort et montée au Valhalla pour siéger au côtés des Aesirs. Malgré le nom du groupe tiré de Tolkien, la thématique et l’inspiration du groupe reste encore et toujours la mythologie scandinave, sa cohorte de déités et la fin du monde asgardienne, Ragnarok. On ne change une équipe qui gagne.

Si vous avez acheté l’excellente intégrale de Conan paru récemment chez Bragelone ou sa petite soeur version comics chez Panini, vous avez là la bande originale idéale pour vos lectures.
On notera par ailleurs le retour de l’illustration haute en couleur dans la droite lignée des premiers albums après l’intermède incroyablement sobre (mais classe) de With Oden On Our Side.
Par la barbe d’Ymir, jetez vous sur cet album !

Musique et jeux vidéos : Rock Band Network

Posted: 16th octobre 2014 by admin in jeux et musique

Longtemps attendue, la fonctionnalité de création de morceaux du rhythm game Harmonix voit très grand : ouverte aux amateurs comme aux artistes et labels reconnus, le service se présente comme rien de moins qu’un nouveau canal de distribution de musique.

La fonctionnalité évoque à première vue l’éditeur GH Tunes de Guitar Hero, lequel permet déjà de créer ses propres titres jouables. L’initiative de MTV et Harmonix va cependant beaucoup, beaucoup plus loin. Plus question d’avoir recours à des samples ou à des banques de sons prédéfinis ; en utilisant interface MIDI et logiciels professionnels (Reaper et Magma, ce dernier étant développé spécifiquement par Harmonix), les musiciens peuvent désormais importer tout morceau de leur création au sein du jeu. Les amateurs ne sont par ailleurs pas les seuls concernés ; outre les indés et les jeunes talents, MTV courtise également les majors et labels établis. Sub Pop, connu pour avoir découvert de Nirvana à la fin des années 80, promet d’ores et déjà plusieurs extraits de son catalogue d’automne ainsi que ses plus gros succès des deux dernières années. « Il est important pour nous de pouvoir tirer profit de toute source de revenu possible, déclare l’un des porte-paroles du label chez Billboard. Tout ce qui fait que notre musique est entendue est bon pour se faire connaitre et pour vendre des albums. »

Car on le sait, disposer d’une présence dans un jeu vidéo musical est une publicité fantastique. En février 2008, le quotidien USA Today rapportait que plusieurs des groupes inclus dans Guitar Hero II et III avaient vu leurs ventes de disques exploser. Mais le Rock Band Network va, là encore, plus loin en offrant aux créateurs la possibilité de contrôler dans une certaine mesure la diffusion de leur musique auprès des joueurs. Plutôt que de dépendre d’Harmonix, les artistes passent par un processus inspiré de celui utilisé par le Creators Club XNA, sur lequel est basé le programme : les morceaux finis sont d’abord évalués par une communauté de développeurs puis éventuellement approuvés, rejoignant alors une boutique spécifique intégrée dans le jeu (il n’est apparemment pas prévu pour l’instant de les mélanger au contenu téléchargeable « officiel »). Les auteurs peuvent de plus fixer leurs propres prix (de 50 cents à 3 dollars le track selon les premières informations), 30% des revenus leur étant réservés.

Si l’annonce du Network a des allures de petite révolution, cette dernière concerne avant tout la partie musique. En s’effaçant de la liste des intermédiaires séparant le producteur du consommateur et en proposant aux artistes de participer eux-mêmes au processus créatif de Rock Band, Harmonix ne crée rien de moins qu’un nouveau canal alternatif de distribution au moment où l’industrie du disque connait l’une des ses plus importantes mutations (explosion de la vente en ligne, expérimentations avec la gratuité menées par des groupes tels que Radiohead ou Nine Inch Nails, etc.). Son importance pourrait même « rivaliser avec celle d’iTunes » écrit Raph Koster, ex-Sony Online Entertainment, sur son blog. Mais les joueurs auraient également tout à y gagner. Billboard indique en effet qu’avec quelques dizaines d’employés seulement (la plupart occupés au développement du prochain Rock Band : The Beatles), Harmonix ne dispose pas des ressources nécessaires pour travailler sur plus de quelques morceaux téléchargeables par semaine. Une cadence de sortie qui pourrait être multipliée par dix selon Alex Rigopulos, fondateur d’Harmonix, dès le lancement du service cette année. XNA oblige, les possesseurs de Xbox 360 seront cependant les seuls principaux concernés, même si le studio promet que certains morceaux (parmi les plus populaires, on imagine) devraient être également vendu sur Playstation 3 et sur Wii.

 

De Sepultura à Cavalera Conspiracy

Posted: 27th août 2014 by admin in hard-core

Il y a des nouvelles qui font mal. Mais rien n’a été plus dur que d’apprendre le départ de Max de Sepultura, parce que Sepultura, c’était à peu près tout pour moi. Un must. Un summum. Roots est une pierre angulaire de ma vie. Symbole des années collège, synonyme de tant de souvenirs. Quand la nouvelle est tombée, en plein début de déferlante néo-métal, on s’est tous retrouvé un peu paumé.

Certains ont choisi de rester old-school, de ne bouger la tête que sur du Slayer ou du Pantera. D’autres ont pris à bras-le-corps les petits nouveaux: les Korn, Machine Head et autre Coal Chamber (ils sont où eux d’ailleurs???). Il a fallu patienter pour retrouver un petit bout de ce qui faisait la force et l’originalité de Sepultura. Il a fallu attendre Soulfly. Putain de groupe qui reprenait les choses là où Roots les avait laissé. Soulfly, c’était le versant métal ethnique, tribal du gang brésilien. Sepultura nouvelle formule revenait, de son côté, vers quelque chose plus proche du hardcore, à mi-chemin entre Vision of Disorder, Madball et la période Chaos AD.
Max était parti en claquant la porte. Violent. Pendant des années, de longues années, la tension ne baissait pas. Pas de calme après la tempête. Toujours de la rancune amère. Rien, absolument rien ne laissait présager de réconciliation, de rapprochement. Alors de là à envisager une reformation… Et puis la légende de Sepultura a commencé à décroître. Les albums sont devenus sympas, bien pas mal, puis franchement bof. Il s’est passé la même chose du côté de Max et de son Soulfly. De changements de line-ups en manque d’inspirations chroniques, le bon Max a vu son projet et sa légende se ternir. L’heure était venue de réouvrir cette porte claquée quelques années plus tôt. L’heure de retrouver l’inspiration en puisant dans son propre sang. Le sang fraternel. Igor le bûcheron ne demandait que ça finalement, à l’étroit dans son propre groupe, il ne s’épanouissait pas musicalemnt. On ne le sentait pas heureux musicalement parlant. Avec Andreas Kisser comme principale moteur d’écriture, Sepultura basculait vers quelque chose qu’il ne contrôlait plus.

Back to the roots donc pour les frangins Cavalera qui reviennent au boulot avec un nouveau projet, au nom un peu crétin et encore révélateur de leur profond altruisme, baptisé The Cavalera Conspiracy. Bizarrement, l’album Inflikted sonne plus comme le Sepultura trash de la fin des 80′s que comme un Roots. Les Cavalera ont voulu faire du speed, du trash. Ils reviendront sans doute un jour à des chansons bercées par la culture amérindienne mais l’heure était au mettage de pendule à l’heure. Avec Inflikted, Igor avait à coeur de montrer qu’il n’y avait pas que Joey Jordison dans la vie. Que lui aussi pouvait jouer vite et fort. Max devait remettre les pendules à l’heure lui aussi et prouver qu’il a avait toujours ce sens aigu de la mélodie derrière les cris gutturaux. Max et Igor se devaient de rappeler à la jeune génération l’héritage de Sepultura et rappeler aux anciens qu’il n’y a pas que Machine Head à avoir survécu dans le foisonnement musical du genre. Inflikted est l’album de la réconciliation, de la rédemption, de la salvation, du renouveau, à la fois best of et nouveau départ.

Mike Tyson music entrance : The Noise – COIL

Posted: 3rd août 2014 by admin in Non classé

je viens juste de découvrir que Mike Tyson, le boxeur, faisait ses entrées sur le ring au son du groupe Indus/expérimental COIL. Dès 1988.  Pour ma part je les ai connus en 1990 !

Donc Grosse surprise d’apprendre ça…

Et c’est vrai que le son est bien flippant, déjà que le mec avait une tête de tueur…Lol

***edit : après quelques recherches, il s’avère que c’est le morceau « 7-Methoxy-β-Carboline: (Telepathine) » remasterisé en 1998.  http://www.youtube.com/watch?v=c6IR90tgtDI

Il envoyait mieux en 1988 : l’adversaire de Tyson flippait  à mort !

 

 

Slayer Raining Blood : chronique

Posted: 17th juin 2014 by admin in slayer

Dans l’histoire du Thrash Metal, 1986 aura surement été l’année de son apogée. Deux monstres sacrés du genre ont chacun sorti leur chef d’oeuvre : Metallica a sorti Master of Puppets et Slayer (dont il est question ici) a sorti Reign In Blood. Si le premier cité représente l’aspect plus épique et mélodique de ce courant, Reign In Blood en représente surtout l’aspect le plus violent et barbare.

Après 2 albums et 1 (faux) live, Slayer décide de signer sur Def Jam (oui oui le légendaire label de Hip Hop) et s’attacher les services de Rick Rubin pour la production afin de s’offrir un son plus puissant. Le groupe subit alors une véritable transformation sonore et change de manière de composer pour des morceaux beaucoup plus directs. Le résultat est énorme, Reign In Blood dépasse de loin toutes les attentes.

Du début à la fin cet album est une véritable boucherie. Le groupe a raccourci la durée de ses morceaux (seuls Angel of Death et Raining Blood dépassent les 4 minutes) mais les a rendus bien plus intenses en relevant le tempo (220 à la noire pour certains morceaux), en ne laissant que très peu de temps mort et en appuyant sur le côté vicieux et dissonant des riffs de guitare. Chacun des musiciens se démène comme jamais à son poste, Tom Araya déclame ses couplets à une vitesse hallucinante, la paire King et Hanneman enchaîne les riffs et les soli supersoniques comme un Bavarois enchaîne les pintes à la fête de la bière, enfin Dave Lombardo est tout simplement hallucinant de rapidité, de puissance et de précision derrière ses fûts. Les textes vont de pair avec la violence dégagée par la musique; au programme : les atrocités du docteur Mengele (Angel of Death), anticléricalisme (Jesus Saves), meutres, guerre et génocide (Raining Blood) ce qui a valu au groupe de très nombreuses controverses lors de la sortie de l’album.

Si le groupe a aujourd’hui été très largement dépassé en terme de brutalité, la violence qui se dégage de cet album mythique reste ahurissante tant le groupe (aidé par la production de Rick Rubin) déploie d’énergie dévastatrice. Plus de 23 ans après sa sortie, Reign In Blood est toujours LA référence en terme de Metal Extrême et dont l’influence s’étend du Hip Hop (oui oui) au Metal le plus extrême.

concerts Punk hard-core printemps 2014

Posted: 14th avril 2014 by admin in hard-core

Voici quelques dates de concerts de groupes épiques qui ont marqués la scène hard-core punk, depuis les années 80 :

les Toy Dolls se produiront à Rouen le 21 Mai 2014 : eh oui, indécrotables Toy dolls avec leur speedo/fun/punk (le chanteur est masculin contrairement à ce que pourrait indiquer le son de sa voix). Vus en 1992 dans les Landes et toujours d’attaques

A tout seigneur, tout honneur : Jello Biafra. l’un des mythes de la scène punk hard-core depuis les excellents Dead Kennedys (on conseille l’album « Give Me Convenience Or Give Me Death »). Lui et les membres du groupe se sont sévèrement fâchés depuis les années 90 mais Jello Biafra est toujours là, leader de quelque chose : que ce soit dans la musique ou la politique. En tournée dans toute la France mais particulièrement le 23 Avril à Paris

SNFU, tu connais ? : très sympathique petit groupe de hard-core Canadien dont on connait l’album abouti « …And No One Else Wanted to Play », tendance hard-core positif (avec Token Entry ou 7second par exemple). 40 ans après leurs débuts (1982) les revoici en France ! : à Montpellier le 28 avril 2014. Chapeau les gars …

Et Slapshot pour finir : quesaco slapshot ? Du Skin hard-core venu directement de Boston où ça ne rigolait pas dans les années 80 (Sheer terror ?). Leur fait d’arme le plus connu est leur morceau « Punk is dead and you’re next » : en effet à l’époque ils faisaient une tournée en 1ere partie d’Exploited et ce morceau s’adressait directement à Wattie, le chanteur d’Exploited…Ils seront en concert à Toulouse le 12 Juin.

Voila pour la vieille garde mais il y en aura d’autres (Cro-mags est passé en Belgique, Allemagne, Suède mais pas en France)