fin de cette chronique de Metallica :

Vient The day that never comes. Déjà un monument. Je l’ai dans la tête depuis un moment celui- là. Sans doute à cause de sa position de premier single. Je l’ai donc écouté un peu plus que les autres. Premier grand ralentissement dans l’album avec une longue intro évoquant tantôt fade to black tantôt One. C’est finalement de One que se rapproche le plus ce The day that never comes: crescendo qui prend aux tripes, finish en transe ultra technique. Et le clip « militaire » signé Thomas Vinterberg ne fait que conforter ce point de vue. Alors bien sûr, aucun groupe sur Terre, pas même Metallica, ne reproduira un jour l’intensité et l’osmose de One et du passage « darkness, all that i see, imprisoning me, absolute horror, i cannot live, i cannot die, trapped in myself… » mais ça fait plaisir de retrouver une chanson digne de ce One. Avec même des riffs en takatakataka!

All nightmare long : morceau badass, façon southern metal. Grosse ligne de basse puis accélération. on rebascule en mode Ride the lightning, définitivement l’album old school qui fait, à mes yeux, le plus écho. James en remet une couche et explore à fond le potentiel de son chant: parlé, phrasé, saccadé. « One, two! » Nouveau solo monstrueux de Kirk qui avale la corde à une vitesse qu’il n’avait pas égalée depuis longtemps. A ce titre, l’album est disponible en téléchargement pour le jeu Guitar Hero: Legends of Rock sur Xbox 360 et PS3. Bien du courage aux amis du doigté.

Cyanide arrive en sixième position. Premier morceau de Death Magnetic à avoir été joué live pendant les dates de l’été. Encore du très heavy, avec une nouvelle fois une ligne de basse omniprésente: à écouter live absolument. Rappelle parfois le titre Some kind of monster. Par sa richesse et ses ruptures de ton, le morceau rappelle Blackened aussi. Suicide, i’ve already die…

Sept. Quelle surprise il y a quelques mois lorsque la tracklist est tombée. The Unforgiven III. Qui l’eut cru? Bah, ça alors! Autant, le dire tout de suite, le troisième rejeton de la famille des impardonnés est un sacré spécimen. Un mutant mi-symphonique mi-heavy. Intro au piano, cordes et trompette. Michael Kamen peut reposer en paix: les petits ont bien retenu la leçon. On pense aussi à Morricone dont Hetfield est fan et qui ouvre, avec son Ecstasy of gold, tous les concerts du groupe depuis plus de 20 piges. Par contre, pas de réminiscences des deux précédents opus dans ce troisième tome. Si The Unfogiven II faisait écho au premier morceau par des rappels dans les lyrics (What i felt…), ici rien de tel. Passé l’intro classique, le bon gros heavy revient au pas de charge. Single imminent. The Unforgiven III est une balade sombre et torturée comme Hetfield les affectionne.

The Judas Kiss est un morceau estampillé Metallica comme pas deux. Un morceau à la rythmique martiale façon Struggle Within. Dans mon top 3. Metallica est Metallica lorsque Hetfield a sa hargne, lorsqu’il chante comme s’il triturait les mots avec des dents en acier, rageant et colérique. Judas Kiss est le tribute des Mets à Mercyful Fate et Motorhead. Le riff est terrible est évoque au début le Jesus Christ Pose de Soundgarden. Et quand on arrive au refrain. Il est là: l’hymne de l’album. Cannot resist. The Judas Kisssssssssssss!!!

Suicide and redemption. 0:30. 1:58. … 2:35. Putain, elle est longue cette intro. Bon, le morceau dure 9:57, patientons. A moins que… Naaan… Pas en eux, pas en 2008… Hé putain si, ils l’ont fait! Un morceau instrumental!!! Le morceau le plus long de l’album s’avère donc être à ma grande surprise l’héritier d’Orion. 4 minutes de haut vol puis phase calme avant ébullition. Y’a bien longtemps que j’attendais un pareil titre. Un morceau magnifique qui fonctionne à la façon d’un Bleeding me (oui, Load est un putain de bon album, que ceux qui pensent le contraire aillent se carrer le micro en mousse d’Axl dans le cul!) par couche (ça veut rien dire musicalement parlant, mais je vous avais prévenu: je tombe à cour de moyen de description).

My apocalypse. Dernière grenade. Finish en apothéose. Cerise sur le gâteau. Ejac’ faciale. Guitares slayeriennes. Fight fire with firiennes pour être précis et rendre à César ce qui appartient à James et Kirk. Certains (les cons qui parlaient cheveux et caisse claire) se demandent déja quel intérêt de revenir à du vieux son puisque, forcément (comme disent toujours les vieux cons), c’était mieux avant. Ces mêmes-là regretteront le manque d’originalité du groupe. Ces mêmes-là crachaient sur la modernité et l’originalité du Black, de Load, de Reload puis de St Anger… Les éternels débats à la qui-pisse-le-plus-loin si chers à nous autres, membres du gang des cheveux gras (ou pas, parce que je le vaux bien) et/ou longs. My apocalypse est un morceau coup de poing. Un finish him. Un morceau qui donne son titre à l’album par ailleurs puisqu’il faut attendre ce dernier verset pour entendre James prononcer ces deux mots, déjà légendaires : Death Magnetic.

Et voilà 10 titres. 10 commandements qui devraient tenir en éveil, donner à réfléchir, faire débat, éveiller la créativité de la scène métal pendant les 10 prochaines années (Follow the REAL leader…).
Cliff peut reposer en paix, Metallica est de retour pour certains, toujours là pour d’autres. Et pour conclure, une fois n’est pas coutume, je m’en vais citer une très jolie phrase glanée chez nos confrères de Métalorgie, phrase écrite par un forumeur/euse que je salue au passage et qui répond au pseudo d’Axellica (WTF???): « un magnifique pied de nez de Metallica à ses nombreux prêtres, pressés de lui pratiquer l’extrême onction ».

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