hard-core beatdown

Posted: 20th novembre 2015 by admin in hard-core

On apprécie ici particulièrement les sons lourds.

Voici Bulldoze avec son style proche de SOD / MOD :

 

 

Jeux vidéos musicaux 2

Posted: 30th septembre 2015 by admin in jeux et musique

Suite de notre chronique sur les jeux vidéos musicaux.

Boogie, produit par la toute nouvelle division casual d’Electronic Arts (note : pas encore de ES sport ils se focalisent trop sur leur emblématique jeu FIFA ) , a également fait parler de lui. Créé dans le but visible de capitaliser sur le succés des jeux musicaux ainsi que sur celui de Nintendo avec la Wii et la DS, le titre n’a pourtant pas réussi à se hisser dans le top 20 américain des ventes d’août, totalisant 68.000 ventes en presque quatre semaines. A titre de comparaison, Metroid Prime 3 : Corruption, lancé aux Etats-Unis le 27 aoûtt dernier, s’est lui écoulé à 250.000 exemplaires en une semaine. L’éditeur se défend en rappelant que les jeux familiaux ont un cycle de vente « potentiellement plus long que celui des titres classiques » et suggère que Boogie pourrait trouver son public durant les fêtes. Mais le problème ici est peut-être tout simplement celui de la qualité. Avec un score moyen de 58% chez Metacritic (53% pour les utilisateurs), le titre est visiblement loin d’enflammer les joueurs ou les critiques.

Le risque n’est bien sûr pas que les jeux moyens manquent les grands rendez-vous du box-office mais, au contraire, que des titres plus intéressants et inconnus du grand public voient ainsi réduites leurs chances de succès, parce que les joueurs auront été échaudés par quelques expériences médiocres. La problématique n’est certes pas nouvelle et iNiS en avait d’ailleurs plus ou moins fait les frais à la sortie d’Elite Beat Agents aux Etats-Unis. Malgré d’excellentes critiques et un bouche à oreille très positif, les ventes du titre, elles, avaient « personnellement déçu » le président de Nintendo USA, Reggie Fils-Aime. « Je pensais que ça serait explosif, confiait-il en fin d’année dernière à MTV. Les ventes sont correctes. Les joueurs avec lesquels j’ai pu discuter adorent. Le challenge est véritablement de faire découvrir le titre aux gens et de leur expliquer à quel point il est passionnant. »

Mais c’est aussi là que l’engouement actuel autour du jeu vidéo musical, même s’il invite à une certaine prudence comme le souligne Keiichi Yano, se révèe être un atout fantastique. Malgré la déception de Nintendo, un second épisode d’Elite Beat Agents est en effet en préparation. Ce challenge à plus long terme, les éditeurs semblent désireux de l’embrasser. Quitte à laisser une seconde chance à des titres peut-être injustement mis de cité par les hit-parades, à persévérer en espérant que, comme pour Guitar Hero, la deuxième fois soit la bonne. « Le premier s’est bien vendu, mais c’est le second qui a vraiment ouvert la voie d’un point de vue ventes, déclarait, quelques mois plus tard, Fils-Aime chez Newsweek. C’est pourquoi nous sommes ravis que l’équipe iNiS travaille sur la suite d’Elite Beat Agents. Nous pensons que le second volet va vraiment emmener le genre vers de nouveaux horizons. »

Jeux vidéos musicaux

Posted: 26th juillet 2015 by admin in jeux et musique

Attirés par le succès de Guitar Hero, les projets de jeux musicaux se multiplient sur les plannings. Une prolifération qui inquiète le créateur d’Elite Beat Agents mais qui signifie également, chose rare, un désir d’expérimentation et de vision à plus long terme chez les éditeurs.
Le studio japonais iNiS est principalement connu pour une paire de jeux musicaux cultes :  Gitaroo Man sur Playstation 2 et Osu! Tatakae! Ouendan (occidentalisé il y a peu sous le nom d’Elite Beat Agents) sur Nintendo DS. C’est cependant au Gamefest dernier, évènement 100% Microsoft, que le magazine Gamasutra a interviewé Keiichi Yano, co-fondateur d’iNiS et game designer.

Entre autres sujets abordés (on apprend par exemple que le développeur travaille actuellement sur un projet Xbox 360), le responsable s’est exprimé sur la montée en puissance des jeux musicaux, signifiée par une multiplication des sorties et des lancements de projets. Derrière la locomotive Guitar Hero II, dont le succés a d’ailleurs propulsé Activision au rang de premier éditeur tiers aux Etats-Unis, on a en effet vu apparaître  JUST DANCE , le Rock Band , celui  de Harmonix et MTV, le Boogie d’Electronic Arts ou le Jam Sessions d’Ubi Soft. On a également assisté au retour sur PSP de Parappa the Rapper, classique de la Playstation considéré comme le titre fondateur du genre entier. Yano lui-même dit avoir « clairement » reçu plus de propositions de la part d’éditeurs depuis Guitar Hero.

Le responsable a cependant mis en garde contre les risques de saturation que pose un tel engouement, suggérant en particulier que la quantité menaçait la qualité. « Tout le monde attend des jeux comme Rock Band ou SingStar pour Playstation 3, et je suis sur que d’autres titres probablement très ambitieux comparés à ce qui existe actuellement sont également en cours de développement, a-t-il constaté. Mais je voudrais dire que je suis trés inquiet de la qualité des jeux musicaux récents et à  venir car, encore une fois, j’estime qu’il s’agit d’un genre à  part nécessitant une connaissance particulière de la musique et de ce qui rend la musique amusante à jouer. J’espère que ces prochains titres réussiront àcapturer cet esprit et à mettre sur pied une expérience réellement fun afin que le genre reste solide et exempt de trop de déchets. »

Yano n’est cependant pas le seul à attirer l’attention sur un certain dérapage du genre, au moment où les éditeurs, des dollars dans les yeux, entendent bien tirer le profit maximum de cet enthousiasme nouveau du public. On a parlé récemment du cas Guitar Hero : Rocks the 80s, add-on passable et paresseux qui s’est néanmoins vendu à près d’un demi-million d’exemplaires en moins d’un mois et demi sur le sol américain. Mais selon Dubious Quality, même la série-phare, désormais privée de son développeur original, semble s’égarer, multipliant les ajouts hors sujet dans un concept qui a toujours privilégié la musique avant tout. « A haut niveau, Guitar Hero exigeait de l’expérience et de la technique, mais pas des connaissances spécifiques de jeu vidéo, explique Bill Harris, le créateur du blog. Et qu’est-ce qu’ont décidé de faire Activision et Red Octane avec Guitar Hero III ? Rajouter du jeu dans le jeu [avec des phases de boss et des power-ups]. Avec cette simple décision, les deux sociétés démontrent qu’elles n’ont fondamentalement rien compris à la série. »

fin de cette chronique de Metallica :

Vient The day that never comes. Déjà un monument. Je l’ai dans la tête depuis un moment celui- là. Sans doute à cause de sa position de premier single. Je l’ai donc écouté un peu plus que les autres. Premier grand ralentissement dans l’album avec une longue intro évoquant tantôt fade to black tantôt One. C’est finalement de One que se rapproche le plus ce The day that never comes: crescendo qui prend aux tripes, finish en transe ultra technique. Et le clip « militaire » signé Thomas Vinterberg ne fait que conforter ce point de vue. Alors bien sûr, aucun groupe sur Terre, pas même Metallica, ne reproduira un jour l’intensité et l’osmose de One et du passage « darkness, all that i see, imprisoning me, absolute horror, i cannot live, i cannot die, trapped in myself… » mais ça fait plaisir de retrouver une chanson digne de ce One. Avec même des riffs en takatakataka!

All nightmare long : morceau badass, façon southern metal. Grosse ligne de basse puis accélération. on rebascule en mode Ride the lightning, définitivement l’album old school qui fait, à mes yeux, le plus écho. James en remet une couche et explore à fond le potentiel de son chant: parlé, phrasé, saccadé. « One, two! » Nouveau solo monstrueux de Kirk qui avale la corde à une vitesse qu’il n’avait pas égalée depuis longtemps. A ce titre, l’album est disponible en téléchargement pour le jeu Guitar Hero: Legends of Rock sur Xbox 360 et PS3. Bien du courage aux amis du doigté.

Cyanide arrive en sixième position. Premier morceau de Death Magnetic à avoir été joué live pendant les dates de l’été. Encore du très heavy, avec une nouvelle fois une ligne de basse omniprésente: à écouter live absolument. Rappelle parfois le titre Some kind of monster. Par sa richesse et ses ruptures de ton, le morceau rappelle Blackened aussi. Suicide, i’ve already die…

Sept. Quelle surprise il y a quelques mois lorsque la tracklist est tombée. The Unforgiven III. Qui l’eut cru? Bah, ça alors! Autant, le dire tout de suite, le troisième rejeton de la famille des impardonnés est un sacré spécimen. Un mutant mi-symphonique mi-heavy. Intro au piano, cordes et trompette. Michael Kamen peut reposer en paix: les petits ont bien retenu la leçon. On pense aussi à Morricone dont Hetfield est fan et qui ouvre, avec son Ecstasy of gold, tous les concerts du groupe depuis plus de 20 piges. Par contre, pas de réminiscences des deux précédents opus dans ce troisième tome. Si The Unfogiven II faisait écho au premier morceau par des rappels dans les lyrics (What i felt…), ici rien de tel. Passé l’intro classique, le bon gros heavy revient au pas de charge. Single imminent. The Unforgiven III est une balade sombre et torturée comme Hetfield les affectionne.

The Judas Kiss est un morceau estampillé Metallica comme pas deux. Un morceau à la rythmique martiale façon Struggle Within. Dans mon top 3. Metallica est Metallica lorsque Hetfield a sa hargne, lorsqu’il chante comme s’il triturait les mots avec des dents en acier, rageant et colérique. Judas Kiss est le tribute des Mets à Mercyful Fate et Motorhead. Le riff est terrible est évoque au début le Jesus Christ Pose de Soundgarden. Et quand on arrive au refrain. Il est là: l’hymne de l’album. Cannot resist. The Judas Kisssssssssssss!!!

Suicide and redemption. 0:30. 1:58. … 2:35. Putain, elle est longue cette intro. Bon, le morceau dure 9:57, patientons. A moins que… Naaan… Pas en eux, pas en 2008… Hé putain si, ils l’ont fait! Un morceau instrumental!!! Le morceau le plus long de l’album s’avère donc être à ma grande surprise l’héritier d’Orion. 4 minutes de haut vol puis phase calme avant ébullition. Y’a bien longtemps que j’attendais un pareil titre. Un morceau magnifique qui fonctionne à la façon d’un Bleeding me (oui, Load est un putain de bon album, que ceux qui pensent le contraire aillent se carrer le micro en mousse d’Axl dans le cul!) par couche (ça veut rien dire musicalement parlant, mais je vous avais prévenu: je tombe à cour de moyen de description).

My apocalypse. Dernière grenade. Finish en apothéose. Cerise sur le gâteau. Ejac’ faciale. Guitares slayeriennes. Fight fire with firiennes pour être précis et rendre à César ce qui appartient à James et Kirk. Certains (les cons qui parlaient cheveux et caisse claire) se demandent déja quel intérêt de revenir à du vieux son puisque, forcément (comme disent toujours les vieux cons), c’était mieux avant. Ces mêmes-là regretteront le manque d’originalité du groupe. Ces mêmes-là crachaient sur la modernité et l’originalité du Black, de Load, de Reload puis de St Anger… Les éternels débats à la qui-pisse-le-plus-loin si chers à nous autres, membres du gang des cheveux gras (ou pas, parce que je le vaux bien) et/ou longs. My apocalypse est un morceau coup de poing. Un finish him. Un morceau qui donne son titre à l’album par ailleurs puisqu’il faut attendre ce dernier verset pour entendre James prononcer ces deux mots, déjà légendaires : Death Magnetic.

Et voilà 10 titres. 10 commandements qui devraient tenir en éveil, donner à réfléchir, faire débat, éveiller la créativité de la scène métal pendant les 10 prochaines années (Follow the REAL leader…).
Cliff peut reposer en paix, Metallica est de retour pour certains, toujours là pour d’autres. Et pour conclure, une fois n’est pas coutume, je m’en vais citer une très jolie phrase glanée chez nos confrères de Métalorgie, phrase écrite par un forumeur/euse que je salue au passage et qui répond au pseudo d’Axellica (WTF???): « un magnifique pied de nez de Metallica à ses nombreux prêtres, pressés de lui pratiquer l’extrême onction ».

Chronique de Metallica – Death Magnetic

Posted: 5th février 2015 by admin in chroniques albums

On en était resté à « injustice for all » (c’est dire si ça date), donc 1988 pour écouter du Metallica… Le reste n’a pas existé jusqu’à finalement 2008 où le groupe nous sort un bon album bien metalleux ou l’on retrouve sa pâte : d’ailleurs le 1er morceau à l’air d’une reprise d’un des morceaux d’injustice

Voici la chronique de cet album, en 2 temps par un ami qui ne s’en est pas remis :

Quand on a un revolver chargé dans la bouche, on ne parle qu’en voyelles dixit Norton dans Fight Club. J’ai écouté Death Magnetic il y a quelques jours pour la première fois. Quand on a un revolver chargé dans les oreilles, on ne peut plus rien dire. On subit. L’adrénaline, les émotions, la tachycardie. La jouissance. Et les larmes montent, les poils se hérissent. Parce que ce groupe a été, est et sera tout pour moi. De la pré-adolescence jusqu’à maintenant. L’adulescence disent les psys.

Rick Rubin. Trujillo. Un album orienté vers la sainte trilogie Ride-Master-Justice. A vrai dire, tout cela sentait très bon. Rubin, parce que ce type a façonné et produit les meilleurs albums métal des 20 dernières années. Trujillo, parce qu’un monstre de la basse allait enfin enregistrer et graver dans la roche avec le groupe, chose qui n’était pas survenue depuis la mort de Cliff (je ne brûle pas Jason et ne l’offre pas en sacrifice mais bon… il se donnait en live mais n’a jamais rien apporté que ce soit sur le plan du son ou des compos… et puis jouer de la basse avec un médiator, c’est pêché). Et enfin, un retour au son qui a fait la légende, celui antérieur au Black Album. Chose qu’on entend depuis des lustres :  Load devait s’appeler Kill’em all II disait jadis la rumeur…

Hé bien, ils l’ont fait. Le retour à l’état de grâce. Un album à la fois old school, trash et épique, heavy et moderne. Un album best of. Ah bon, Metallica est mort et enterré? Avec Death Magnetic, le groupe déballe ses couilles et les posent sur le comptoir. Alors les petites frappes, c’est qui les maîtres? Baissez la tête les vilains. On est toujours au top. Cette galette tue de a à z.

Chapitre 1er : That was just your life. 7:08. Quelle mise en bouche: une vraie pénétration buccale. L’album s’ouvre sur des palpitations angoissantes. Un calme malsain avant la tempête. Avant les descentes de manche les plus fulgurantes depuis Ride the lightning. Tout est de retour: les solis de Kirk, les frappes de Lars, la hargne d’Hetfield. Et cette basse gonflée à bloc qui survitamine la rythmique. Le putain de son de la Bay Area. Le finish est grandiose avec la batterie qui oppresse le chant. Un très grand morceau d’ouverture comme on en a l’habitude (Sandman, Fuel, Battery…). Un départ en burn.

Second titre : The end of the line. L’intro est immédiatement entêtante. Sans doute le riff le plus accrocheur de la galette. Lars retrouve la vitesse d’antan. Hetfield a repris la main niveau lyrics. Il a bien des choses à dire après les montagnes russes émotionnelles vécues ces dernières années. Un morceau qui frise le génie à partir de the slave becomes the master… Heavy à souhait. Effet garanti d’après les réactions à la « première » du titre en live (Berlin, O2, 12/09). Et que dire de ce solo?! °_°. Sur le cul. Satrianesque et gras.

Tercero : Broken, beat and scarred. Je sais pas comment je vais réussir à vous parler des 10 morceaux… Les mots vont me manquer. Forcément. Désolé pour les néologismes. Rythmiquement, b, b and s évoque plus le Black Album notamment Sad but true. Un morceau lourd façon Devil’s dance. Moins trash que le dyptique précédent donc. très 90′s dans sa construction. Ah, j’oubliais, dans Death magnetic, les légendaires breaks de Metallica sont de retour. Qu’est ce que j’adore ça! Je place le morceau dans mon top 3. Tout concorde: riffs, solo, la pêche de Jaimz… Critiqués, conspués, méprisés, les Four Horsemen ont mis les points sur les i. Le lexique hetfieldien est de retour, sans concession. Pain, misery, asylum, suicide, apocalypse, the end… : le portrait dressé est amer. Le grand progrès fait par le groupe est avant tout d’assumer: oui, nous sommes Metallica et nous faisons du métal. Exit les explorations, les tâtonnements (Bob Rock à la basse), les écarts (tout le monde a vu Some kind of monster) et les débats stériles (Napster). Metallica a recentré le sujet. Et ma foi ça fait un bien fou après presque une décennie à parler davantage des coupes de cheveux de nos métalleux et des arrangements batterie de Lars.

Sickoakes – Seawards 

Posted: 30th décembre 2014 by admin in chroniques albums

Chaque album a ses images. Plus qu’une simple succession de notes, un disque doit pouvoir donner à voir à son auditeur en l’emmenant dans un monde créé de toutes pièces. Plus que tout autre genre, peut-être, le « post » (punk / rock / hardcore) doit être visuel. Pour un style qui cherche à s’affranchir des formats traditionnels, qui cherche à dépasser les standards, il est essentiel que la musique accompagne son auditeur au-delà des frontières grâce à son pouvoir de projection.
Toute musique qui manquerait de ce souffle épique ne peut que laisser froid, quels que soient les efforts déployés. Cependant, évidemment, l’auditeur a également sa part de responsabilité dans un tel ouvrage, qui doit se laisser immerger et être réceptif aux signaux envoyés par la musique.

« Seawards » est un premier album sorti en 2006. A chaque écoute, les mêmes images reviennent. Permettez-moi de vous raconter cet album le plus visuellement que je le peux. La musique parlera d’elle-même.

Imaginez une étendue de glace, à perte de vue. Juste la banquise. Malgré sa froideur, le panorama est à voir, à l’aube. Une tâche sur cette nappe de glace : peut-être la tente d’un scientifique perdu, en mission. Qui d’autre pourrait s’aventurer sur cette plaine que même les animaux ont désertée ? Il n’y a ici aucun signe de vie. On peut cependant entendre, en dressant l’oreille, des signaux télégraphiques. Mirage auditif ? Echo lointain ? Le jour se lève, le temps pour les premiers nuages de venir recouvrir le ciel. Rapprochons-nous de la tente. A l’intérieur, personne. Un écran diffuse en boucle une vieille cassette où un homme parle seul, semble délirer, comme fou. Entendez son rire glacial ! Puis la tempête se lève – le morceau de bravoure, montant jusqu’à l’explosion, jusqu’à faire perdre tout repère avant que la nature ne s’apaise, le soir venant. Il ne reste alors de cette tente que des morceaux d’étoffes épars et l’écho d’un signal télégraphique désespéré et vide. Puis le calme, la nuit, enfin. Aucune trace de la journée. Une autre peut commencer.

Voilà ce qu’est Sickoakes qui force le respect par sa force d’immersion au travers de ses nappes électriques, ses boucles entêtantes, son saxophone jazzy et ses samples inquiétants. Impressionnant pour un premier album qui transporte son auditeur de manière éprouvante. Le disque est complexe, regorge de subtilités dans sa rythmique et ses arrangements. Difficile de passer à côté si vous êtes amateur de post-rock. Cet album se laisse voir les yeux grands fermés.

une petit morceau du groupe pour avoir une idée du truc :