Chronique de Metallica – Death Magnetic

Posted: 5th février 2015 by admin in chroniques albums

On en était resté à « injustice for all » (c’est dire si ça date), donc 1988 pour écouter du Metallica… Le reste n’a pas existé jusqu’à finalement 2008 où le groupe nous sort un bon album bien metalleux ou l’on retrouve sa pâte : d’ailleurs le 1er morceau à l’air d’une reprise d’un des morceaux d’injustice

Voici la chronique de cet album, en 2 temps par un ami qui ne s’en est pas remis :

Quand on a un revolver chargé dans la bouche, on ne parle qu’en voyelles dixit Norton dans Fight Club. J’ai écouté Death Magnetic il y a quelques jours pour la première fois. Quand on a un revolver chargé dans les oreilles, on ne peut plus rien dire. On subit. L’adrénaline, les émotions, la tachycardie. La jouissance. Et les larmes montent, les poils se hérissent. Parce que ce groupe a été, est et sera tout pour moi. De la pré-adolescence jusqu’à maintenant. L’adulescence disent les psys.

Rick Rubin. Trujillo. Un album orienté vers la sainte trilogie Ride-Master-Justice. A vrai dire, tout cela sentait très bon. Rubin, parce que ce type a façonné et produit les meilleurs albums métal des 20 dernières années. Trujillo, parce qu’un monstre de la basse allait enfin enregistrer et graver dans la roche avec le groupe, chose qui n’était pas survenue depuis la mort de Cliff (je ne brûle pas Jason et ne l’offre pas en sacrifice mais bon… il se donnait en live mais n’a jamais rien apporté que ce soit sur le plan du son ou des compos… et puis jouer de la basse avec un médiator, c’est pêché). Et enfin, un retour au son qui a fait la légende, celui antérieur au Black Album. Chose qu’on entend depuis des lustres :  Load devait s’appeler Kill’em all II disait jadis la rumeur…

Hé bien, ils l’ont fait. Le retour à l’état de grâce. Un album à la fois old school, trash et épique, heavy et moderne. Un album best of. Ah bon, Metallica est mort et enterré? Avec Death Magnetic, le groupe déballe ses couilles et les posent sur le comptoir. Alors les petites frappes, c’est qui les maîtres? Baissez la tête les vilains. On est toujours au top. Cette galette tue de a à z.

Chapitre 1er : That was just your life. 7:08. Quelle mise en bouche: une vraie pénétration buccale. L’album s’ouvre sur des palpitations angoissantes. Un calme malsain avant la tempête. Avant les descentes de manche les plus fulgurantes depuis Ride the lightning. Tout est de retour: les solis de Kirk, les frappes de Lars, la hargne d’Hetfield. Et cette basse gonflée à bloc qui survitamine la rythmique. Le putain de son de la Bay Area. Le finish est grandiose avec la batterie qui oppresse le chant. Un très grand morceau d’ouverture comme on en a l’habitude (Sandman, Fuel, Battery…). Un départ en burn.

Second titre : The end of the line. L’intro est immédiatement entêtante. Sans doute le riff le plus accrocheur de la galette. Lars retrouve la vitesse d’antan. Hetfield a repris la main niveau lyrics. Il a bien des choses à dire après les montagnes russes émotionnelles vécues ces dernières années. Un morceau qui frise le génie à partir de the slave becomes the master… Heavy à souhait. Effet garanti d’après les réactions à la « première » du titre en live (Berlin, O2, 12/09). Et que dire de ce solo?! °_°. Sur le cul. Satrianesque et gras.

Tercero : Broken, beat and scarred. Je sais pas comment je vais réussir à vous parler des 10 morceaux… Les mots vont me manquer. Forcément. Désolé pour les néologismes. Rythmiquement, b, b and s évoque plus le Black Album notamment Sad but true. Un morceau lourd façon Devil’s dance. Moins trash que le dyptique précédent donc. très 90′s dans sa construction. Ah, j’oubliais, dans Death magnetic, les légendaires breaks de Metallica sont de retour. Qu’est ce que j’adore ça! Je place le morceau dans mon top 3. Tout concorde: riffs, solo, la pêche de Jaimz… Critiqués, conspués, méprisés, les Four Horsemen ont mis les points sur les i. Le lexique hetfieldien est de retour, sans concession. Pain, misery, asylum, suicide, apocalypse, the end… : le portrait dressé est amer. Le grand progrès fait par le groupe est avant tout d’assumer: oui, nous sommes Metallica et nous faisons du métal. Exit les explorations, les tâtonnements (Bob Rock à la basse), les écarts (tout le monde a vu Some kind of monster) et les débats stériles (Napster). Metallica a recentré le sujet. Et ma foi ça fait un bien fou après presque une décennie à parler davantage des coupes de cheveux de nos métalleux et des arrangements batterie de Lars.

  1. jay dit :

    de Metallic je m’écoute toujours le très bon (au niveau du son) « unjustice for all » et les vieux morçeaux de « kill’em all » et autres .
    c’est que cet album y ressemble mais j’accroche pas trop

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