Tool en concert

Posted: 1st octobre 2016 by admin in hard-core

Un de mes groupes préférés depuis le début des années 90, lancés par Henry ROLLINS qui a l’époque sortit son album le plus abouti : tearing .
Il faut lire l’Apocalypse de Saint Jean. Notamment le passage sur les quatre cavaliers « Il leur fut donné pouvoir sur le quart de la terre, pour occire par le glaive, la famine et la peste, et par les fauves. » Les quatre cavaliers du son qui ont foulé les planches du Zénith un dimanche 10 décembre 2006 ne sont pas loin d’être dotés des mêmes attributs. Tool est un groupe qui vous plonge en transe, qui vous tient, vous travaille, vous hante et vous change à tout jamais. Un fléau musical.
Ce fut une nuit magique mes amis. Schism. Swamp Song. Wings for Marie/10000 days. Lateralus. Aenema. Anthologique. Magnifique. Paranormal. Subliminal. Plus près du coeur, plus près des étoiles. Aucun autre groupe n’atteint ce firmament sonore. Au plaisir de les revoir.

Tool à Paris

Qu’il est difficile de décrire ce que l’on a ressenti lors d’un concert de Tool.
On a peur de ne pas trouver les mots qui rendront justice au festival émotionnel que l’on a vécu. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une apocalypse/apothéose visuelle et sonore dont on ne sort pas intact. Pour tout vous dire, c’était mon second concert de Tool après celui de Nantes le vendredi 8. Voir plusieurs fois un même groupe dans un laps de temps si court à une vertu majeure : on ne redescend pas pendant 48 heures. On sait à quoi on a goûté, on en redemande et on va en avoir. Pendant le show, j’ai comparé ça au sexe. Beaucoup de plaisir la première fois mais ça passe trop vite et on voudrait recommencer le plus vite possible (quand ça se passe bien). Je ne saurais trouver de meilleure comparaison.
Le concert parisien a eu ceci de particulier que nous avons eu la chance de voir Justin Chancelor et Adam Jones de très près. Oui, parfois ça fait du bien de redevenir un fan boy !
A tel point que je n’ai pas vu grand-chose du show d’Entronaut qui avait pourtant l’air intéressant. Je passerais aussi très vite sur Mastodon, réglé bien trop fort comme sur toutes les dates de la tournée manifestement et finalement assez plat sur scène.
Alors, oui, Tool ne fait plus des shows de 2h30 comme à l’époque de Lateralus mais quelle intensité et quelle tracklist ! Après une folle introduction tryptique Stinkfist/46&2/Jambi, Tool nous assène un Schism d’anthologie. Je n’avais curieusement pas bien accroché sur Lost Keys / Rosetta stoned l’avant-veille mais ce soir c’est bien autre chose. Joli trip mâtiné d’extra-terrestres et de zone 51. Swamp Song a représenté pour moi une sorte d’interlude avant LE grand moment de cette soirée : Wings For Marie/10 000 Days. Le temps s’est alors arrêté.
Les visuels exceptionnels jusque là ont alors pris une tournure phénoménale avec l’apparition des lasers, d’abord simples puis en faisceaux. Un véritable instant de grâce pour ma part. Une prière. Lateralus m’a sorti de cette torpeur bienheureuse pour transformer mon état en transe chamanique que n’ont fait qu’embellir Vicarious et enfin cette Aenema tant désirée et non jouée à Nantes.
Une grande, très grande soirée.

We Made God – As We Sleep

Posted: 18th juillet 2016 by admin in chroniques albums

A l’entrée de chaque nouvelle année, l’auditeur fait ses prévisions, attend ses albums, espère de gros noms. Histoire de se rassurer sur la qualité musicale des mois à venir. Puis, il y a toutes les autres sorties. Celles que l’on n’attend pas mais qui vous marquent à l’heure de faire les comptes. Celles qui vont mettre une touche d’intensité inattendue dans un calendrier depuis longtemps bouclé. We made God, nouvelle pépite venue d’Islande, est de celles-ci et livre au reste du monde un premier album maîtrisé de bout en bout, As We Sleep.

« Gizmo » débute comme une rêverie. Les premières notes s’égrènent, innocemment portées par une batterie planante et quelques chœurs lointains. Une ambiance quasi céleste, en trompe l’œil, cependant. Le morceau gagne en puissance, la clarté des guitares fait rapidement place à une douce et profonde saturation qui reste encore timide mais vient perturber l’équilibre qui s’était instauré. Vient alors le premier déchainement, comme une ébauche, dans la lignée des barons du genre (Isis en tête, et assez bien rendu dans les jeux videos musicaux ). Ce n’est visiblement pas assez. Cette première montée, efficace certes, a tout de la pièce post-rock classique et retombe dans les songes qui ont accompagné la mélodie initiale. Le morceau qui suit, « Bathwater », sans doute le meilleur de l’album, commence en urgence, le rythme se fait plus rapide, les chœurs clairs en écho se transforment rapidement en cris sauvages, les instruments jouent à pleine puissance. La double pédale fonctionne à plein, les guitares crachent, les deux voix s’entremêlent, faisant alors vaciller l’auditeur. Le point de rupture est à cet instant précis, à cette minute trente, présentant alors une toute autre facette de l’album qui oscillera constamment entre profondeur des instruments et bestialité des riffs.

As We Sleep marche sur un fil, partagé entre ses réverbérations chaleureuses et ses distorsions hargneuses pleines de colère, à l’image d’un chant qui se fait tour à tour plaintif, aérien puis rancunier et rageur. Impossible, sur certains passages, de ne pas penser au Leitmotif de Dredg (autre premier album étonnant de maturité soit dit en passant) dans la manière dont virevoltent les mélodies, montées éphémères, avant de retomber lourdement et renier cette fausse tranquillité sans craindre de s’enfoncer encore plus ; l’emballant final de « Sub Rosa » où les instruments, martyrisés, semblent condamnés à craquer en témoigne.

Malgré une production un peu faible à certains moments qui ne rend pas forcément toujours justice à l’intensité des morceaux et donne un peu trop l’impression d’étouffer le son, We Made God impressionne définitivement pour un premier album. La chanson cachée, entièrement instrumentale, qui clôture l’album, montre suffisamment de maîtrise pour rassurer quant au potentiel du groupe. En espérant que la confirmation arrive rapidement.

 

Nasty hard-core beatdown

Posted: 30th mars 2016 by admin in hard-core

Encore un groupe du beatdown

 

 

Un tour du MySpace punk français

Posted: 26th janvier 2016 by admin in Non classé

Dans les années 2000 les groupes hard-core français n’étaient pas les seuls à avoir compris les avantages à créer une page MySpace, pour créer des liens avec leurs fans et diffuser quelques chansons.
Mais ce qui est étonnant, c’est que se retrouvent sur ce site communautaire deux générations de groupes, les historiques de la fin des années 80 et les petits jeunes du moment, et qui se « lient » les uns les autres : par exemple le groupe Hate force / oncle Slam qui sévissait à la fin des années 80/ début 90 : https://myspace.com/oncleslamhateforce/music/album/back-for-more-12264169

Chez les punks, c’est pareil, parmi les premiers, on retrouvait ainsi(on a mis l’imparfait car en 2016 ils ne sont plus qu’une poignée à se retrouver encore sur myspace décidément en perte de vitesse définitive) les légendaires Metal urbain, propulsés par le très actif label Seventeen Records, et qui gratifient l’internaute d’un titre inédit enregistré lors d’un concert. Dans la famille Metal U, il existe également la page du guitariste Hermann Schwartz (deux morceaux solos inédit), celle du chanteur Eric Débris et de son Punk club (un mix de 20 minutes en écoute) et même celle de l’ancien chanteur Clode Panik dont on n’avait plus de nouvelles depuis un moment.

Rien qu’en navigant parmi la liste des « amis » des musiciens suscités, on va pouvoir se rendre sur les espaces d’autres groupes punk cultes : les Guilty Razors, également réédité par Seventeen, dont on ne lasse pas du tube I don’t wanna get rich, et dont le chanteur, Tristam Nada, obtint plus tard un hit avec De bonne humeur ce matin (uniquement écoutable en version remixée sur sa page) ; Electric Callas, dont la page foutraque permet tout de même d’avoir un aperçu des amours électroniques du changeur Jangil ; à défaut des Stinky Toys, la présence des anciens membres Jacno et Elli Medeiros, qui y font chacun la promo de leur nouvel album respectif, et du batteur Hervé Zénouda, dont on découvre du coup le virage électro-acoustique ; MKB Fraction provisoire (encore en réédition chez Seventeen), que les cinéphiles connaissent aussi pour les réalisations du chanteur F.J. Ossang (Docteur Chance, Le Trésor des Iles Chiennes) ; l’incontournable Patrick Eudeline, qui lui aussi a un nouvel album à défendre, et qui, comme en témoigne la liste de ses amis, est le véritable parrain de la nouvelle scène punk rock qui émerge depuis quelques mois.

Alors, voici justement une petite liste des groupes nouvelle génération en lien depuis les sites de leurs aînés. A commencer par les moins jeunes de cette scène, les excellents Hellboys (quatre chansons diffusées) ; les prépubères Brats, sans doute pas encore remis de leur première partie (ratée) des Stooges à Paris, et dont on espère pouvoir écouter bientôt un extrait de l’album qu’ils viennent d’enregistrer ; Second Sex, qui eux, disposent de deux titres à faire écouter ; les très énergiques et les très arrogants Naast (rien en écoute) ; les filles de Plasticine (un petit morceau en anglais) ; Violett, encore des filles mais adjointes d’un batteur, et qui chantent en français (quatre titres !) ; Les Shades, dont on peut constater les influences sixties sur deux chansons disponibles ; The Parisians (deux morceaux), premiers de cette génération à s’être fait remarquer ; et encore les Hushpuppies, plus rock’n'roll que punk mais dont on peut entendre trois titres de l’album (magnifique) sorti il y a quelques mois. Si j’ai oublié quelqu’un, merci de mettre un lien en commentaire !

hard-core beatdown

Posted: 20th novembre 2015 by admin in hard-core

On apprécie ici particulièrement les sons lourds.

Voici Bulldoze avec son style proche de SOD / MOD :

 

 

Jeux vidéos musicaux 2

Posted: 30th septembre 2015 by admin in jeux et musique

Suite de notre chronique sur les jeux vidéos musicaux.

Boogie, produit par la toute nouvelle division casual d’Electronic Arts (note : pas encore de ES sport ils se focalisent trop sur leur emblématique jeu FIFA ) , a également fait parler de lui. Créé dans le but visible de capitaliser sur le succés des jeux musicaux ainsi que sur celui de Nintendo avec la Wii et la DS, le titre n’a pourtant pas réussi à se hisser dans le top 20 américain des ventes d’août, totalisant 68.000 ventes en presque quatre semaines. A titre de comparaison, Metroid Prime 3 : Corruption, lancé aux Etats-Unis le 27 aoûtt dernier, s’est lui écoulé à 250.000 exemplaires en une semaine. L’éditeur se défend en rappelant que les jeux familiaux ont un cycle de vente « potentiellement plus long que celui des titres classiques » et suggère que Boogie pourrait trouver son public durant les fêtes. Mais le problème ici est peut-être tout simplement celui de la qualité. Avec un score moyen de 58% chez Metacritic (53% pour les utilisateurs), le titre est visiblement loin d’enflammer les joueurs ou les critiques.

Le risque n’est bien sûr pas que les jeux moyens manquent les grands rendez-vous du box-office mais, au contraire, que des titres plus intéressants et inconnus du grand public voient ainsi réduites leurs chances de succès, parce que les joueurs auront été échaudés par quelques expériences médiocres. La problématique n’est certes pas nouvelle et iNiS en avait d’ailleurs plus ou moins fait les frais à la sortie d’Elite Beat Agents aux Etats-Unis. Malgré d’excellentes critiques et un bouche à oreille très positif, les ventes du titre, elles, avaient « personnellement déçu » le président de Nintendo USA, Reggie Fils-Aime. « Je pensais que ça serait explosif, confiait-il en fin d’année dernière à MTV. Les ventes sont correctes. Les joueurs avec lesquels j’ai pu discuter adorent. Le challenge est véritablement de faire découvrir le titre aux gens et de leur expliquer à quel point il est passionnant. »

Mais c’est aussi là que l’engouement actuel autour du jeu vidéo musical, même s’il invite à une certaine prudence comme le souligne Keiichi Yano, se révèe être un atout fantastique. Malgré la déception de Nintendo, un second épisode d’Elite Beat Agents est en effet en préparation. Ce challenge à plus long terme, les éditeurs semblent désireux de l’embrasser. Quitte à laisser une seconde chance à des titres peut-être injustement mis de cité par les hit-parades, à persévérer en espérant que, comme pour Guitar Hero, la deuxième fois soit la bonne. « Le premier s’est bien vendu, mais c’est le second qui a vraiment ouvert la voie d’un point de vue ventes, déclarait, quelques mois plus tard, Fils-Aime chez Newsweek. C’est pourquoi nous sommes ravis que l’équipe iNiS travaille sur la suite d’Elite Beat Agents. Nous pensons que le second volet va vraiment emmener le genre vers de nouveaux horizons. »